Le gouvernement français persiste à surveiller et réprimer les opposants aux pesticides, en dépit de la décision du Tribunal administratif de Paris !

Nous avons besoin d’un raz-de-marée d’indignation à travers tout le pays, pour montrer aux ministres de l’Intérieur, de l’Agriculture et de la Justice, que les citoyens refusent que les forces de l’ordre soient mises au service de quelques firmes, dans l’unique but de leur permettre d’empoisonner sans entrave abeilles, papillons et libellules…

pour leurs seuls profits, et au détriment de l’intérêt général !

Rejoignez la mobilisation contre la cellule Déméter de surveillance des opposants à l’agrobusiness, et transmettez l’alerte autour de vous !

 ► JE SIGNE 

C’est une décision sans précédent que le gouvernement vient de prendre au profit exclusif de l’agrobusiness : faire appel de la décision de justice ordonnant l’arrêt des activités idéologiques illégales de la cellule de gendarmerie Déméter (1).

Les pouvoirs publics assument donc qu’en France, à notre époque, une police de la pensée puisse surveiller, intimider et museler ses propres concitoyens – en dehors de tout cadre légal et pour défendre les intérêts très contestables de quelques grosses firmes !

>> Firmes dont les produits détruisent sans discernement des millions d’insectes pollinisateurs indispensables à la reproduction des plantes (2), et des milliards de micro-organismes qui assurent la fertilité des sols (3)…

>> Et dont les produits répandent chez les agriculteurs qui les utilisent des maladies d’Alzheimer et de Parkinson, de graves cancers, et des troubles cognitifs et anxio-dépressifs (4).

Comment nos responsables politiques en sont-ils arrivés à se moquer à ce point de l’intérêt général et de tous les principes sur lesquels se sont fondées nos démocraties ?

C’est inacceptable. 

Et POLLINIS s’opposera de toutes ses forces à ces dérives autoritaires de l’État.

Nous porterons l’affaire devant les tribunaux – jusqu’à la Cour européenne des Droits de l’Homme, s’il le faut ! – pour défendre la liberté des citoyens et leur droit inaliénable à défendre leur environnement.

Mais pour cela, nous avons besoin de vous. 

Nous devons montrer à la Justice et aux politiques que nous sommes portés par un véritable mouvement populaire, au nom duquel nous nous battons pour faire respecter la liberté et les Droits de tous.

C’est pourquoi POLLINIS sonne le tocsin aujourd’hui, pour rassembler tous les citoyens indignés par un tel dévoiement des forces de l’ordre au seul profit de l’industrie :

>> Pour s’opposer à toute dérive anti-démocratique ;

>> Parce que si nous n’agissons pas vite, l’agro-industrie aura les mains libres pour museler ses opposants avec les moyens répressifs de l’État…

… et décimer, par exemple, pour de longues années encore, les abeilles, les bourdons et les papillons, en contaminant impunément l’environnement de ses poisons !

Rejoignez vite la mobilisation pour obtenir la dissolution de la cellule Déméter, et rejoignez les 60 000 citoyennes et citoyens qui ont déjà choisi de faire barrage à l’industrie :

► JE SIGNE

Pour rappel : après un long bras de fer judiciaire entre les associations de défense du vivant et le gouvernement pour mettre fin à la répression des défenseurs de la nature par la cellule Déméter…

le Tribunal administratif de Paris a estimé, le 1er février 2022, que les missions idéologiques de cette cellule de renseignements ne reposaient sur aucune base légale (5), et ordonné en conséquence au gouvernement d’y mettre fin dans un délai de deux mois, sous peine d’une astreinte de 10 000 euros par jour.

Après avoir pris acte de cette décision de justice (6), le gouvernement a décidé de faire appel et de passer en force pour défendre, quoi qu’il en coûte, les missions d’intimidation et de surveillance idéologiques illégales que Déméter emploie pour étouffer la contestation de l’agrobusiness – à grand renfort de deniers publics !

Les ministres de l’Intérieur, de l’Agriculture et de la Justice (7), font désormais front commun pour défendre l’industrie des pesticides et tout le modèle agricole qui en est dépendant. 

Face à eux, et au pacte illégal qui les lie à l’agro-industrie, nous devons rallier des centaines de milliers de citoyens pour nous aider à tenir bon et garantir les droits de chacun à défendre les pollinisateurs et l’environnement !

En ce moment même, les associations POLLINIS et Générations Futures préparent la riposte devant les tribunaux, aux côtés de l’avocate spécialiste des questions environnementales Corinne Lepage.

Mais dans cet affrontement décisif pour rétablir la liberté d’expression, et permettre à tous les défenseurs de la nature de mener le combat contre les ravages des pesticides, nous avons besoin de vous pour décupler nos forces par 2, par 5, voire par 10, et pour contrer tous ensemble les basses manœuvres du gouvernement !

Aidez-nous à mettre un coup d’arrêt immédiat à la cellule de gendarmerie Déméter, qui défend un modèle d’agriculture destructeur des pollinisateurs et catastrophique pour la santé humaine :

► JE SIGNE LA PÉTITION

En prenant la défense de Déméter contre une décision de justice républicaine, le gouvernement affiche son soutien infaillible à Syngenta, Bayer, BASF et Corteva, les 4 multinationales qui contrôlent le marché des pesticides (8)…

… au prix d’une atteinte sans précédent à la démocratie et à la liberté d’expression, protégée par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme (9).

Cet accaparement des forces de l’ordre par les tenants de l’agro-industrie ne doit pas durer une seconde de plus !

Depuis plus de deux ans déjà, la cellule Déméter exerce des pressions inimaginables en démocratie sur des citoyens engagés pour la transition agricole et l’abandon des pesticides : 

>> M. Henri Plandé, a été mis sous surveillance pour le seul exercice de sa fonction de président de l’association locale Alerte Pesticides Haute Gironde, et a même reçu la visite de gendarmes en armes et gilets pare-balle à son domicile.

>> M. Antoine Gatet, porte-parole de l’association Sources et rivières du Limousin, a fait l’objet d’une enquête de la gendarmerie pour intrusion sur propriété agricole, après s’être opposé, au micro de l’antenne locale de France 3, à un projet agro-industriel. 

>> Mme Bettina Kaps, journaliste, a été intimée par des gendarmes d’effacer une interview avec un agriculteur, une pratique totalement illégale et abusive !

Tous ces cas concrets s’inscrivent dans une stratégie évidente de criminalisation des citoyens et des associations qui défendent la biodiversité et l’environnement, et dont toutes les actions contraires aux lobbys de l’agrochimie sont désormais susceptibles d’être traitées comme des associations de malfaiteurs, une infraction punie de 10 ans de prison et 150 000 euros d’amendes !

Car c’est bien là la véritable nature de Déméter… une force répressive et dissuasive, opposée aux associations qui, comme POLLINIS, tentent de décontaminer l’environnement des pesticides et ainsi permettre le retour des pollinisateurs…

… et à toutes les voix citoyennes qui dénoncent l’irrationalité du modèle agricole industriel, dont l’intensification effrénée détruit à une vitesse vertigineuse tout ce dont l’industrie ne peut s’emparer et tirer profit (10).

Si nous ne remportons pas cette bataille cruciale pour les libertés démocratiques, et laissons l’industrie profiter de la complaisance de l’État pour étouffer définitivement la critique de l’agriculture intensive, il ne sera plus possible d’aspirer ouvertement à un environnement sain et sans pesticides sans provoquer les foudres de Déméter.

Pour stopper au plus vite cette dérive insupportable, qui renforce plus que jamais l’impunité des firmes et le système des pesticides – dont les coûts pour les citoyens européens atteignent déjà 2,3 milliards d’euros chaque année ! (11) – il n’y a pas un instant à perdre.

Rejoignez dès maintenant le combat en signant notre lettre ouverte au gouvernement et exigez aux côtés de milliers de citoyens déterminés la mise à pied immédiate de Déméter et la garantie du droit inaliénable des citoyens à protéger l’environnement et la biodiversité. 

Ensemble, empêchons le passage en force du gouvernement et de l’agrochimie !

► JE REJOINS LE COMBAT

À l’ère de Déméter et de la répression tous azimuts des défenseurs de l’environnement sous couvert de lutter contre l’« agribashing », POLLINIS pourra-t-elle encore exposer publiquement les chiffres qui nous parviennent de récentes études scientifiques, et qui prennent la mesure :

>> Du niveau d’empoisonnement du vivant par les néonicotinoïdes, des insecticides dont les effets neurotoxiques pourraient sérieusement endommager notre cerveau selon l’Agence sanitaire européenne (12), et que l’on a récemment détecté dans le liquide céphalo-rachidien – un liquide biologique vital au développement du cerveau et des fonctions cognitives – d’enfants hospitalisés (13) ;

>> Du niveau de toxicité des terres agricoles, dont plus d’un-tiers à l’échelle planétaire sont considérées à « haut risque » (14) car leur taux de concentration en pesticides est au moins 1 000 fois supérieur au seuil considéré sans effets sur la biodiversité ;

>> Du niveau critique de la sixième extinction de masse qui, selon des chercheurs français et américains, est dangereusement sous-évalué : lors d’une récente étude, les scientifiques ont calculé que l’extinction des espèces animales était 170 à 300 fois plus élevée que les précédentes estimations publiées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui négligent les populations d’invertébrés (95 % des espèces connues !) (15).

Pour sauver la liberté de contester ce système agricole insoutenable et dévastateur pour le vivant, il faut à tout prix empêcher le gouvernement de légaliser la censure des milliers d’associations et de citoyens qui défendent la nature. 

Ne laissons pas s’installer une police de l’opinion privatisée par les lobbys ! 

SVP, signez dès maintenant notre appel pour opposer un barrage salutaire à la guerre historique menée par les firmes agrochimiques contre la liberté d’expression !

► JE SOUTIENS LE COMBAT

Merci d’avance pour votre action déterminante.

L’équipe de POLLINIS

 

Références

1. Ministère de l’Intérieur, Appel de la décision du tribunal administratif relative au dispositif DEMETER, 21 février 2022

2. Billaud, O, Vermeersch, R-L, Porcher, E. Citizen science involving farmers as a means to document temporal trends in farmland biodiversity and relate them to agricultural practices. J Appl Ecol. 2021; 58: 261– 273.

3. T. Gunstone et al., Pesticides and Soil Invertebrates: A Hazard Assessment, Frontiers in Environmental Science, 4 mai 2021

4. Ouest France, Agriculture. En six ans de combat, 71 victimes des pesticides reconnues dans l’Ouest, 15 mars 2022

5. Tribunal administratif de Paris, ASSOCIATION POLLINIS FRANCE, GENERATIONS FUTURES et L214, 1 février 2022

6. Ministère de l’Intérieur, Décision du tribunal administratif relative au dispositif Demeter, 2 février 2022

7. Affiches Parisiennes, En visite au SIA, Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti défendent la cellule Demeter, 7 mars 2022

8. POLLINIS, Pesticides : un marché juteux pour quatre firmes, un coût pour tous les citoyens, 30 novembre 2021

9. Conseil de l’Europe, Convention européenne des droits de l’homme

10. L’Opinion, Ces robots pollinisateurs qui remplacent les abeilles, 12 juillet 2021

11. POLLINIS, Pesticides : un marché juteux pour quatre firmes, un coût pour tous les citoyens, 30 novembre 2021

12. B. Laubsher et al., Multiple neonicotinoids in children’s cerebro-spinal fluid, plasma, and urine, Environmental Health, volume 21, Article number: 10 (2022)

13. EFSA, L’EFSA évalue un lien potentiel entre deux néonicotinoïdes et la neurotoxicité développementale, 17 décembre 2013

14. F. H. M. Tank et al., Risk of pesticide pollution at the global scale, Nature Geoscience, volume 14, pages 206–210 (2021)

15. Robert H. Cowie, Philippe Bouchet, Benoît Fontaine, The Sixth Mass Extinction: fact, fiction or speculation?, Biological Review, 10 janvier 2022

 

POLLINIS Association à but non lucratif (Loi 1901)

10, rue Saint Marc 75002 Paris

www.pollinis.org

 

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A propos de la cellule de gendarmerie DEMETER