Derrière une communication bien huilée, Telt met en avant sa transparence et dit porter un projet vert, respectueux des habitants et des écosystèmes, dit protéger activement la nature et les sources.
Pourtant, quand on y regarde de plus près, on se rend vite compte qu’on ne sait pas grand-chose sur l’avancement réel du chantier, sur les atteintes réelles à l’eau, sur les réelles conditions de travail des ouvriers.
Quand Vivre et agir en Maurienne a réclamé pendant plusieurs années les données réelles que Telt dit produire sur l’eau, seules des données lacunaires et inutilisables en l’état ont été concédées.
Telt a pris l’habitude d’enfumer largement élus et habitants lors de « réunions publiques » bien huilées et joliment illustrés par d’esthétiques power-point et projets 3D.
Mais quand la représentation publique demande des comptes, les portes se ferment.
Comment tolérer un tel déni de démocratie ?
Nous, habitants, élus, associations de protection de l’environnement avons un droit de regard sur l’usage qui est fait de l’argent public, et c’est exactement ce droit que les députés français et italiens ont tenté de faire valoir.
Leur refuser l’accès montre la méthode de Telt : mentir, se cacher et construire une belle image de façade, qui paraît pourtant se fissurer devant les fuites internes et les difficultés à masquer une large défaillance de Telt dans la gestion des chantiers.
Dans l’article qui suit, Telt « rappelle qu’un dispositif permanent de suivi comportant plus de 130 points de mesure contrôle scrupuleusement la quantité et la qualité des eaux souterraines et de surface ». Pourquoi 130, alors que l’étude d’impact en relevait plus de 600 éventuellement impactées par la construction du tunnel de base ?
Les deux sources de Saint-Julien Montdenis, taries l’une en 2024 puis l’autre en 2025 ne font pas partie des sources suivies. Telt aurait choisi de suivre les sources les moins à risque pour embellir son bilan écologique ?
La question se pose.
Carine
